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mercredi 30 décembre 2009

30 décembre 1877 Création de la symphonie n°2 de Johannes Brahms

La symphonie n° 2 en Ré majeur, op. 73, a été composée par Johannes Brahms durant l'été 1877 à Pörtschach dans les Alpes autrichiennes, lieu qui l'inspira puisqu'il y écrivit également son Concerto pour violon. La courte durée de gestation contraste avec celle de la première symphonie qui avait duré plus de 15 ans.
Elle reste profondément classique dans sa structure : un second mouvement lent, un court scherzo constituant le troisième. Elle est d'humeur plus joyeuse, autre différence marquante avec sa précédente symphonie, de tonalité plus sombre et a été comparée avec la « pastorale » de Beethoven. Elle a été créée le 30 décembre 1877 à Vienne par Hans Richter.
Elle se compose de quatre mouvements:
Allegro non troppo
Adagio non troppo
Allegretto grazioso (quasi andantino)
Allegro con spirito.
Voici cette symphonie sous la direction de Claudio Abbado:
mouvement n°1
http://www.youtube.com/watch?v=t4u5LKaktI4&feature=channel_page&fmt=18
http://www.youtube.com/watch?v=FzTdH4poASU&feature=related&fmt=18
mouvement n°2
http://www.youtube.com/watch?v=NfC4aVb-BvQ&feature=related&fmt=18
mouvement n°3
http://www.youtube.com/watch?v=drN0YDLH8ms&feature=related&fmt=18
mouvement n°4
http://www.youtube.com/watch?v=ppd34MQkp7o&feature=related&fmt=18

vendredi 3 juillet 2009

3 juillet 1930 Naissance de Carlos Kleiber

Fils du chef d’orchestre autrichien Erich Kleiber, Carlos Kleiber est né Karl Kleiber à Berlin où son père occupe alors le poste de directeur musical du Staatsoper. Fuyant le nazisme, il émigre avec sa famille en Argentine, où Erich va diriger les opéras allemands au célèbre Teatro Colón de Buenos Aires. C’est là, en 1950, qu’il s’initie à la musique, apprenant le piano et les timbales, et modifie son prénom.
De retour en Europe à la fin de la guerre, il entame des études de chimie mais l’atavisme sera le plus fort, et il se remet vite à la musique, composant parfois à ses heures. En 1952, il trouve un poste de répétiteur au Gärtnerplatz Theater de Munich et, en 1956, à Vienne, au Volksoper où il sera nommé chef d'orchestre en 1958. C'est également en 1954 qu'il fait ses débuts de chef d'orchestre à Postdam, sous le pseudonyme de Karl Keller.
De 1958 à 1964, il est nommé maître de chapelle au Deutsche Oper am Rhein de Düsseldorf/Duisburg. De 1964 à 1966, il obtient le même poste à Zurich.
En 1966, Carlos Kleiber est invité au Festival d'Édimbourg, où il dirige Wozzeck d'Alban Berg, une œuvre dont son père avait assuré la Première en 1925. Même s'il aura ses choix personnels, la carrière de Carlos Kleiber reflètera beaucoup celle d'Erich. En 1974, il fait ses débuts au Festival de Bayreuth avec Tristan et Isolde. Il reprendra souvent cet opéra avec des distributions différentes, et l'enregistrera en imposant face aux sceptiques une Margaret Price d'une rare sensualité.
Il apparaît aux États-Unis en 1977, avec l'Opéra de Los Angeles; puis en 1983, avec le Chicago Symphony Orchestra. Ses débuts au Metropolitan Opera de New York datent de 1988 où il dirige La Bohème de Puccini avec Luciano Pavarotti et Mirella Freni.
Carlos Kleiber n'aime pas voyager et voyagera peu. Pour l'anecdote, il acceptera de venir à l'Opéra de Paris pour la première de Lulu en version intégrale et rêvera toute sa vie, une lubie comme une autre, d'y diriger Carmen.
Carlos Keiber dirige peu, peu d'œuvres, et se fait rare, annulant souvent à la dernière minute. D'un perfectionnisme extrême, ennemi juré de la routine, il ne se liera jamais à un orchestre ni à une scène lyrique déterminés. Il travaille chaque détail d'une partition sans compter les heures, réclamant répétition sur répétition (34 pour son premier "Wozzeck" et 17 pour "La Bohème" de Covent Garden), en n'ayant pour devise que la recherche de la clarté absolue. "C'est un géant, confiait la cantatrice Gwyneth Jones en 1982. Son sens de l'analyse est unique; et cet homme connu pour être peu bavard peut vous donner, des heures durant, et avec humour, des centaines de précisions qui, toutes, se révèlent utiles".
En 1976 il enregistre en live Otello à la Scala de Milan avec Placido Domingo, qui le surnommait « le magicien », et qui s'attaquait ce soir-là au rôle-titre pour la première fois, tout comme Mirella Freni en Desdémone et Piero Cappuccilli en Iago. Qui plus est, Carlos Kleiber n'a encore jamais dirigé cet opéra. « On y entend le tonnerre gronder comme jamais, et puis soudain, dans le duo d'amour entre Otello et Desdemone, à la fin du premier acte, c'est un miracle de délicatesse et de douceur » écrit Elisabeth Forbes, dans sa notice nécrologique de 2004.
En 1985, il vient à Florence diriger La Traviata, dans une mise en scène de Franco Zefirelli. Il enchante aussi le monde entier par ses quelques présences à Vienne, lors du traditionnel Concert du Nouvel An retransmis par la télévision, où il dirige les Valses et autres Polkas de Johann Strauss fils. Sur la scène de l'opéra de Munich, lorsqu'il le veut bien, il fête Noël avec de somptueuses productions et de non moins somptueuses distributions de la Chauve-Souris du même compositeur.
Le 20 octobre 1994 il fait ses adieux à l'opéra avec Le Chevalier à la rose qu'il dirige à Tokyo.
Sa nationalité réelle demeure un mystère. Certains affirment qu'il a pris, lors de son exil à Buenos Aires, la nationalité argentine et ne l'a jamais quittée; d'autres prétendent qu'il a été naturalisé autrichien en 1980.
Marié à la ballerine slovène Stanislava Brezovar dont il a eu deux enfants, Carlos Kleiber s'est éteint à soixante-quatorze ans (nul ne sait où), sept mois après le décès de sa femme. Il est enterré auprès d'elle dans le village de Konjšica, à quelques kilomètres de Litija.
Carlos Kleiber n'a jamais accordé la moindre interview.
Le voici dans la 4ème symphonie de Brahms:
mouvement n°1
http://fr.youtube.com/watch?v=yCaaPaQx5zg&fmt=18
http://fr.youtube.com/watch?v=MQ9myj8a2QE&feature=related&fmt=18
mouvement n°2
http://fr.youtube.com/watch?v=hvsM_EMwj8M&feature=related&fmt=18
http://fr.youtube.com/watch?v=MYKvyXJ-cY4&feature=related&fmt=18
mouvement n°3
http://fr.youtube.com/watch?v=Trr_9rXaI1U&feature=related&fmt=18
mouvement n°4
http://www.youtube.com/watch?v=WZGWB93-mmI&feature=related&fmt=18

mardi 17 février 2009

18 février 1869 création du Requiem op 45 "Ein Deutsches Requiem" de Johannes Brahms

Ein deutsches Requiem, op. 45 (Un requiem allemand en français) est une œuvre pour chœur, orchestre et solistes composée par Johannes Brahms entre 1865 et 1868. C'est une œuvre sacrée mais non liturgique. Elle est composée de 7 mouvements et dure entre 70 et 80 minutes, ce qui en fait la plus longue composition de Brahms. Ce requiem lui assura la célébrité.
La mère de Brahms est morte en février 1865, une perte qui l’a profondément peiné et qui pourrait lui avoir inspiré Ein deutsches Requiem. La mort de Robert Schumann en juillet 1856 pourrait aussi avoir été une motivation.
Fin avril 1865, Brahms a fini le premier, le deuxième et le quatrième mouvements. Le deuxième mouvement utilisait du matériel musical, abandonné depuis, écrit en 1854, année de l'effondrement mental et de la tentative de suicide de Schumann et du voyage de Brahms à Düsseldorf afin d'aider Clara Schumann et ses sept enfants.
Brahms termina ce qui est aujourd’hui le cinquième mouvement en août 1866. Johannes Herbeck dirigea les trois premiers mouvements à Vienne le 1er décembre 1867. Bien que cette première se fût mal passée, les six mouvements alors existants furent joués six mois plus tard à la cathédrale de Brême pour le Vendredi Saint 1868 avec Brahms en chef d’orchestre et Julius Stockhausen en soliste baryton. Le concert fut un succès et marqua un tournant dans la carrière de Brahms.
Brahms ajouta le cinquième mouvement en mai 1868. Il fut chanté pour la première fois à Zurich le 12 septembre 1868 par Ida Suter-Weber avec Friedrich Hegar dirigeant l’orchestre de la Tonhalle de Zurich. Le final, le septième mouvement, fut créé à Leipzig le 18 février 1869 par Carl Reinecke et l'orchestre du Gewandhaus de Leipzig avec pour solistes Emilie Bellingrath-Wagner et Franz Krükl.
Brahms a créé le livret de ce requiem lui-même. Contrairement à la messe de requiem catholique traditionnelle qui utilise un texte standard en latin, Ein deutsches Requiem tire son texte de la bible protestante de Martin Luther.
Bien que la messe de requiem de la liturgie catholique commence avec la prière des morts (« Seigneur, donnez-leur le repos éternel »), Ein deutsches Requiem met l’accent sur les vivants avec le texte « Béni soit leur chagrin : qu’ils en soient soulagés ». Cette vision humaniste et sacrée est visible tout au long de l’œuvre.
Voici ce requiem par Claudio Abbado
mouvement n°1
http://fr.youtube.com/watch?v=cU-qesI_ADs
mouvement n°2
http://fr.youtube.com/watch?v=Kil29XlkI78&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=E1FLxCw_EgA&feature=related
mouvement n°3
http://fr.youtube.com/watch?v=6-4Fixct7jM&feature=related
mouvement n°4
http://fr.youtube.com/watch?v=Rs6ug2TwjYg&feature=related
mouvement n°5
http://fr.youtube.com/watch?v=vntXiXqev5Y&feature=related
mouvement n°6
http://fr.youtube.com/watch?v=4_jGGIA7MyQ&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=7WwVGxEN0Bw&feature=related
mouvement n°7
http://fr.youtube.com/watch?v=WF7FCteaXo0&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=46tWh-rzvlA&feature=related